Le centre de déminage Pays basque/Landes manque de personnel

27 août 2018

Le centre de déminage de Saint-Martin-de-Seignanx avait échappé à une fermeture annoncée en 2019 et espérait encore pouvoir compter sur deux personnes supplémentaires pour assumer ses missions de sécurité.

 

Le 24 juin, le préfet de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, annonçait : «Durant ce quinquennat, pas d’affectation autour de Bayonne», ce qui augurait d’un avenir difficile.

 

En cette fin du mois d’août, la réponse est tombée : des affectations sont prévues au premier septembre dans différents centres, mais aucun personnel supplémentaire à Saint-Martin-de-Seignanx.

 

Jean-Xavier Humbert, référent national déminage UNITÉ SGP POLICE a décidé d’alerter le député landais Lionel Causse, qui devrait ressaisir le cabinet du ministre sur la résultante d’une telle décision.

 

Sept démineurs pour plusieurs départements

 

Jean-Xavier Humbert s’émeut de la situation, problématique au niveau sécuritaire :  «Nous sommes aujourd’hui sept démineurs à pouvoir répondre aux alertes, mais il faut tenir compte des formations que nous avons à dispenser, des missions programmées à l’étranger et encore des arrêts maladie, qu’il est difficile d’anticiper.»

 

Le plus souvent, ce sont donc quatre à cinq personnes qui s’avèrent être disponibles pour un périmètre couvrant plusieurs départements. Jean-Xavier Humbert cite d’ailleurs un exemple datant de la fin juillet : une forte mobilisation concernait l’équipe pour une étape du Tour de France où la présence d’Emmanuel Macron était attendue et, au même moment, débutaient les Fêtes de Bayonne.

 

Deux alertes ont été lancées, pour un colis suspect puis un bagage abandonné à la gare de Bayonne.  Si la première a été rapidement gérée, le délai pour répondre à la seconde a généré une situation fort dangereuse, un membre du personnel de la gare ayant en effet ouvert le bagage sans attendre les démineurs.

 

Quid pendant le G7 de 2019 ?

 

«La situation interroge et nous inquiète», affirme Jean-Xavier Humbert. Effectivement, la réponse négative peut surprendre quand on sait qu’à la fin août 2019, Biarritz va recevoir le sommet du G7, et que moult forces de sécurité y seront mobilisées. Il sera alors problématique pour le centre saint-martinois d’être réactif durant l’été pour désamorcer obus ou autres objets suspects signalés par le public.

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