Jean REIG, démineur d’après guerre, écrivait «Les Oubliés»

18 octobre 2018

Ouvrage prémonitoire, en effet, les Démineurs de la Sécurité Civile appartenant à la DGSCGC se retrouvent dans cette situation.

 

Depuis 4 ans, les commémorations du centenaire ont commencé.

 

A ce jour notre service n’est associé à aucun évènement pour le mettre enfin à l’honneur.

 

Il est pourtant le seul sur le territoire national à effectuer des missions de dépollution pyrotechnique tous les jours, 500 tonnes de munitions collectées et détruites par an par notre service, des centaines de morts depuis la fin du second conflit mondial, ne méritent peut-être pas une reconnaissance de la nation et des plus hautes instances de notre pays.

 

Des demandes ont été faites auprès de nos directions successives mais n’ont reçues à ce jour, aucun écho favorable.

 

Le Démineur continue donc d’effectuer avec courage et abnégation, chaque jour, ses missions à travers l’ensemble du territoire, identifiant, manipulant, stockant, détruisant ces munitions qui se dégradent au fil du temps.

 

Notre Président va effectuer une tournée de 6 jours consécutifs dans le Nord et l’Est de la France, rencontrer des gens, assister à des cérémonies, visiter des endroits emblématiques de la Première Guerre Mondiale, mais ne rencontrera ni ne rendra hommage à aucun des démineurs de son pays.

 

Démineurs qui assureront néanmoins les missions de visites de sécurité.

 

Le point d’orgue sera la réunion de 100 Chefs d’état à Paris le 11 novembre.

 

Notre président ne connait peut être pas notre service, ni le travail effectué par les quelques 340 E.T.P qui le composent au sein du Groupement d’Intervention du Déminage.

 

Peut être lira-t-il «Les Oubliés» ? ...

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