«Il y a encore des flics qui dorment dans leur voiture»

26 septembre 2018

48 policiers se sont suicidés en 2017. L’année 2018 sera tout aussi noire.

 

Les syndicats dénoncent une trop grande bureaucratie et une désociabilisation des policiers.

 

Brassard police sur un bras, ruban noir autour de l’autre en signe de deuil : des dizaines de policiers franciliens se sont rassemblés ce mardi midi, place du Palais-Royal à Paris, à l’appel du syndicat UNITÉ SGP POLICE-FO.

 

Ils entendaient dénoncer « le malaise qui règne au sein de leur institution », dont l’expression la plus tragique reste le nombre particulièrement élevé de suicides.

 

Alors qu’une nuée de drapeaux aux couleurs du syndicat flotte au vent, une dizaine de fonctionnaires se tiennent par la main, masque blanc marqué d’une larme rouge sur le visage. Musique classique en fond, ils s’écroulent un à un à même le bitume.

 

Sur les panneaux qu’ils tiennent en main, on découvre là une corde de pendu, ici une brassée de médicaments. « En 2017, ce sont 48 de nos collègues qui ont mis fin à leurs jours, dénonce Eddy Sid, porte-parole du syndicat pour l’Ile-de-France. Un chiffre qui n’a quasiment jamais baissé en dix ans. »

 

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